Vincent Pianina

Vincent Pianina -DR

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Né à Lyon, Vincent Pianina est des­si­na­teur, auteur-illustrateur d’albums et auteur de clips d’animation. Il a cofondé l’atelier et la revue Arbitraire, dédiés à la bande des­si­née. Il a illus­tré la série des Dix petits insectes, série conçue avec Davide Cali aux édi­tions Sarbacane, variante aci­du­lée et humo­ris­tique d’un fameux roman poli­cier, trans­posé dans une tribu d’insectes. Aux côtés de dix autres illus­tra­teurs, Vincent Pianina a col­la­boré au pro­jet Lumières — L’Encyclopédie revi­si­tée (L’Édune et CRDP Champagne Ardennes, 2013) : il mêle gouache, acry­lique, crayon et encres pour don­ner aux planches « Armes et Soldats » une touche fan­tai­siste et très colorée.

RENCONTRES
Vendredi 11 avril – 17 h 30
Bibliothèque Jardin de Ville
SIGNATURE
Dédi­caces des auteurs ven­dredi,
samedi ou dimanche
sous le cha­pi­teau du Jar­din de ville
BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE
Lumières — l’Encyclopédie revi­si­tée
L’Édune et CRDP Champagne-Ardennes, 2013
ill. Albertine, Janik Coat, Charles Dutertre, Martin Jarrie, Régis Lejonc, Jean-François Martin, Clotilde Perrin, Rascal, Tom Schamp, Julia Wauter, Serge Bloch, texte Franck Prévot
Dix petits insectes. Retour vers le passé
Sarbacane, 2013
Jungle
Gallimard jeu­nesse Giboulées, 2013
En piste, tache !
Thierry-Magnier, 2012
Les Désaventures de Monsieur Patigon
Six Pieds sous terre, 2007

One comment on “Vincent Pianina

  1. Martin (3ème 2 Champollion)

    Folie du Marines
    J’suis un sol­dat envoyé d’force en Afghanistan
    Une meur­trière marion­nette de l’OTAN
    J’ai confié mon sort
    À l’US Army
    Mais mon âme impie me dit : « t’as tort »
    Tort de buter des civils
    Tort de brû­ler mai­sons et villes
    Tort d’abattre sans rien regret­ter
    Tort de serei­ne­ment tuer, tor­tu­rer, humi­lier
    Évi­dem­ment j’me sens bien dans mon blindé
    Bien pro­tégé en par­faite sécu­rité
    J’aperçois un homme der­rière une voi­ture
    J’tire une rafale le type s’affale
    Encore une vic­time d’une pseudo-bavure
    J’me dis qu’cet homme avait peut-être une famille, des parents, une femme et des enfants
    Mes balles le touchent il passe l’arme à gauche
    Comme un pro
    J’viens de buter un type sans accro
    Cette situa­tion m’a secoué mais avec le temps on s’y fait
    Cathéter de l’enfer tuer est la pire des drogues tou­jours envie de se fixer
    Une fois qu’on y a goûté on se doit de recom­men­cer
    La gâchette, la machette, l’héroïne du meur­trier
    Une femme des­cend, dans son ventre pro­émi­nent
    Porte un enfant
    Lycanthropie incon­trô­lée je me dois de la tuer
    Ivresse du sang je l’abat à bout por­tant
    La dame s’écroule et le sang coule
    Le chauf­feur prend peur et essaye de s’enfuir
    Dommage pour toi je ne cher­chais pas à te nuire
    Blam blam deux balles abattent ce cha­cal
    Maline Adrénaline mal­saine quand mon 15 mil­li­mètres me décharge de ma haine
    Une femme voi­lée arrive vers moi en levant les bras
    Elle a l’air assu­rée elle veut me ras­su­rer
    Elle me demande de bais­ser mon arme
    Je tombe à genoux mes yeux bai­gnés de larmes
    Passe le canon du gun sur mes lèvres blanches
    Calme et déter­miné comme un guer­rier comanche
    Marre de cette situa­tion stres­sante
    Et d’cette ambiance pesante
    Je hais les géné­raux qui de là-haut nous ordonne de trouer des peaux
    J’déteste les mili­taires qui jus­ti­fient avec frime leur crime
    En disant d’un ton acide qu’ils veulent pré­ser­ver la paix en com­met­tant des homi­cides
    Je veux jouir d’une éter­nelle détente
    Qu’est-ce que je peux haïr cette armée oppres­sante
    Prêt à mou­rir je presse la détente
    de Martin (3ème 2 Champollion)

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