Francesca Melandri

Francesca Melandri © C. Traina

© C. Traina

Scénariste et réa­li­sa­trice, Francesca Melandri a vécu quinze ans dans le Haut-Adige – ou Tyrol du Sud – où se déroule son pre­mier roman Eva dort (Gallimard, 2012, trad. Danièle Valin). Cette contrée ger­ma­no­phone, deve­nue ita­lienne en 1918, fut le théâtre de vio­lences jusque dans les années 70. Voyage dans l’histoire, le roman raconte la tra­ver­sée qu’entreprend Eva jusqu’en Calabre, pour revoir Vito, sur le point de mou­rir. L’ancien cara­bi­nier, grand amour de sa mère Gerda, a creusé par son absence un vide dans la vie d’Eva. Au fil des 1397 kilo­mètres, le por­trait de Gerda, fille-mère en butte à la vio­lence des conven­tions, illu­mine cette fresque intime et politique.

RENCONTRES
Vendredi 11 avril – 18 h 30
(Rencontre en ita­lien)
Bibliothèque Municipale Internationale
Samedi 12 avril – 11 h
Bibliothèque Saint-Bruno
Samedi 12 avril – 17 h 30
Salle Juliet-Berto
Dimanche 13 avril – 11 h
Appartement Gagnon – Musée
Stendhal
SIGNATURE
Dédi­caces des auteurs ven­dredi,
samedi ou dimanche
sous le cha­pi­teau du Jar­din de ville
BIBLIOGRAPHIE
Eva dort
Gallimard, 2012
tra­duc­tion Danièle Valin
(Prix des Lectrices de Elle édi­tion italienne).

2 comment on “Francesca Melandri

  1. Marion JJ

    Un retour en arrière sur l’histoire de l’Italie et en paral­lèle la pro­gres­sion d’Eva vers un homme trop long­temps absent de sa vie. Plusieurs géné­ra­tions, plu­sieurs his­toires se croisent dans ce roman poli­tique, amou­reux et fami­lial. Un livre qui pré­sente les conflits qui découlent d’une guerre, une région, le Haut-Adige et une famille, celle de Gerda et d’Eva. La magni­fique décou­verte d’une écri­vaine et d’un pays.

  2. Marion JJ

    Comme une ren­contre, un échange avec un fan­tôme.
    C’est à l’appartement Gagnon que s’est tenu ce dimanche 13 avril la ren­contre entre
    Francesca Melandri, auteure Italienne, Stendhal, écri­vain fran­çais et quelques curieux. Faire un
    paral­lèle entre ce per­son­nage gre­no­blois et le livre Eva dort a été le fil conduc­teur de cette séance.
    Tout au long de la dis­cus­sion, des res­sem­blances ont été révélé entre les œuvres de Stendhal et ce
    livre. Eva dort, est une his­toire poli­tique, amou­reuse, fami­liale, dans le Haut-Adige, région du Nord
    de l’Italie, qui fut en conflit jusque dans les années 70. La beauté est au centre de ce roman et de son
    per­son­nage, Gerda, femme cou­ra­geuse et magni­fique qui sans cet atout n’aurait pas eu le même
    des­tin. Dans cet ouvrage, il y a la pré­sence du com­bat, de la dua­lité cultu­relle entre tyro­liens
    ger­ma­no­phone (habi­tants du Haut-Adige) et ita­liens qui appa­rait éga­le­ment dans la vie de Stendhal.
    A la fin de sa vie il revient à Grenoble, après l’avoir quitté, cri­ti­qué, avoir eu de la haine pour elle.
    Tous les deux ont dû obser­ver ces terres avec un regard exté­rieur, amou­reux, non ration­nels dans le
    but d’écrire leurs livres, de racon­ter une his­toire.
    Stendhal, connu pour son écri­ture scé­no­gra­phique ques­tionne aujourd’hui Francesca sur la
    pos­sible adap­ta­tion de son livre en film. Mais selon elle, ce livre est trop com­pli­qué, contient trop de
    per­son­nage et est trop dif­fi­cile à adap­ter « Il est mon enfant, je ne peu pas le cou­per ». Cependant,
    son second ouvrage, Plus haut que la mer, qui sor­tira en France en jan­vier 2015, est plus simple et
    déjà écrit pour être filmé.

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